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Une perspective critique sur Rene Guenon

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Une perspective critique sur Rene Guenon

Notice  Biographique

Il n'entre pas dans les intentions de l'auteur de s'engager dans une polémique sur la personne  de René Guénon, de son oeuvre, de ses idées, ni de ses actes. Par contre, le temps est venu d'exposer des faits précis  et documentés dont les efforts de disciples bien intentionnés et "bien pensants" ont empêché la publication, ou tentèrent avec un certain degré de réussite, de publier des "biographies  succintes"  cachant avec soin tout ce qui pourrait ternir l'image du "grand homme", ce qui se traduirait par une chute sensible des ventes de ses ouvrages. Il faut admettre que Guénon a été une valeur sûre sur le marché du livre occulte  français, avec Nostradamus et Léo Taxil. Un exemple de ces notices prudentes est celle de Jean-Pierre Bayard.




La pire chose qui puisse lui arriver est que pour 454i81e certains, il perde son statut de demi-dieu en tombant d'un piédestal illusoire. Si Guénon fut un vulgarisateur populaire de la spiritualité en France, il fut surtout un homme comme les autres. Comme la plupart des êtres humains, il avait quelques éclats de grandeur et pas mal de défauts. Il réussit à se faire passer pour l'apôtre de la vérité tout en se trompant souvent, comme le reste des humains.

La cause profonde qui l'empêcha de devenir un auteur de réputation mondiale fut son manque d'humilité,  et non pas ses erreurs qui furent nombreuses, qui l'empêcha de les corriger et d'en comprendre les leçons. Chose plus grave, quand il ne savait pas, il inventait; et si les inventions étaient découvertes, il refusait d'admettre même l'évidence.  Cette arrogance le poussa à manipuler la vérité jusqu'à s'approcher  dangereusement du mensonge, et à tenter de se grandir en abaissant par la calomnie, ceux qu'il pensait être une entrave à  ses projets. Ce qui ne l'empêchait pas, pour échapper aux critiques, d'apporter discrètement des corrections dans les rééditions successives de ses livres, sans faire mention des sources ni faire amende  honorable. Les éditions publiées après 1945, par exemple, ont éliminé les conotations racistes des originaux.

L'oeuvre de René Guénon nous est proposée encore aujourd'hui comme référence à nombre de représentants de la pensée dite "traditionnelle",  (ce qui ne signifie pas grand chose de précis) particulièrement  en milieu Maçonique. La chose en est d'autant plus surprenante si l'on sait que Guénon, dès son initiation à la Grande Loge de France, a immédiatement trahi le serment de silence en écrivant de  nombreux articles dans la revue anti-maçonnique. Si son oeuvre jouit d'un prestige considérable, cela tient à son incontestable talent d'écrivain, mais aussi à sa réputation d'intégrité intellectuelle et morale assistée  d'une formidable érudition (sic), réputation que Guénon a prit soin  d'entretenir en encourageant l'usage du titre dont s'est lui-même paré:  grand codificateur  de l'Esotérisme (re-sic). Avec le temps, il est apparu

que la fameuse érudition de Guénon n'était en fait qu'un plagiérisme élaboré. Aujourd'hui, la législation en matière de protection des propriétés intellectuelles ne permettent plus un tel pillage, si souvent pratiqué au XIXe siècle et au début  du XXe.

Toutefois, quels que puissent être les mérites de son oeuvre, les pages qui suivent montreront  que la réputation  d'érudition sérieuse et de rigueur qu'on attache à son nom  est plus que surfaite. Il apparaîtra que René Guénon doit  surtout l'étendue  de son audience à ce qu'il décrit comme  la docte ignorance de ses fidèles,  plus inclinés à l'admiration  de l'aplomb de leur mentor que soucieux de contrôler les  affirmations arbitraires et ses qualifications souvent douteuses. En le plaçant sur le piedestal qu'il occupe en France  seulement,  dans l'esprit de beaucoup de ceux qui ne l'ont pas connu, ni  connu le monde dans lequel il a grandi, on lui accorde une  infaillibilité injustifiée. Son oeuvre contient sa part d'erreurs, pas plus ni moins

que l'oeuvre d'autres auteurs.  L'erreur principale de sa carrière est cette forme d'orgueil si courant dans la culture française de son époque, qui l'empêcha de reconnaître ces erreurs. Au lieu de les admettre, ou de les corriger, ou même de les ignorer, sa réaction fut de pousser la polémique jusqu'à la mauvaise foi. Erreur humaine  s'il en est,  découlant de l'éducation particulière de la  fin du XIXe siècle imbue de la  supériorité de la race blanche,  et de la race française en particulier; une  attitude qui  fut la source de bien des injustices, telles que "l'affaire  Dreyfus".

Et si cet essai égratigne un peu son image divinisée, il aura  le mérite de montrer un homme au-dessus  de la moyenne de ses concitoyens, dont les opinions influencèrent  fortement la pensée spirituelle de son temps, même si ne  ce fut pas toujours dans un sens positif. Si ses oeuvres littéraires peuvent conduire certains sur la voie spirituelle, les valeurs morales qu'il pratiqua ne portent pas la  marque des vertus  de courage, de sincérité, ni d'intégrité qui sont celles  d'un être spirituel.

Informations biographiques:

René Guénon est né à Blois le 15 novembre 1886 et y fut baptisé  sous les prénoms  de René, Jean, Marie, Joseph. Il était le fils de Jean-Baptiste Guénon, architecte, et d'Anna, Léontine Jolly. Il passa une jeunesse feutrée, fort couvé par sa mère qui croyait sa santé fragile. Ce fut sa tante, Mme Veuve Duru, née Ernestine Joly, qui le reçut dans sa maison au  bord de la Loire, et qui fut sa tutrice jusqu'à ce que le  jeune René eut atteint l'âge de  douze ans. Son père, un antidreyfusard convaincu, contribua largement à la  formation

éthique du jeune René, en particulier son antisémitisme. Il est probable que l'attrait qu'il éprouva plus tard pour  la culture arabe, était dû surtout à la haine endémique que l'Islam professe envers les juifs. Comme il est de coutume dans les famille Catholiques romaines, René Guénon fit sa  première Communion et fut ensuite confirmé dans l'église  Saint-Nicolas, à Blois. Il amorce ensuite des études secondaires à l'école Notre-Dame-des-Aydes. Intelligent, il arrive fréquemment à obtenir de bons résultats scolaires, malgré de

nombreuses absences. En 1901, son père, le jugeant victime de jalousies, l'envoie au collège Augustin-Thierry à Blois. Il obtient son baccalauréat (Lettres) le 15 juillet 1904 avec la mention "assez bien" et quitte Blois pour préparer une licence en mathématiques  au collège Rollin et s'installe au 51, rue  St-Louis-en-L'Ile.  Il abandonne ses études deux ans plus tard, à la suite d'un  échec retentissant. Les biographes officiels de Guénon passent  très  vite sur les années de 1906 à 1912, date de son mariage.  Pourtant ces six

années seront déterminantes pour la formation  de la personnalité du René adulte.

Aucune raison  n'est donnée pour justifier "l'abandon" de ses  études. Un  de ses biographes dit "Guénon abandonna ses études pour s'adonner aux études ésotériques". La vérité est plus prosaïque: Guénon, loin

d'être un sur-doué, simplement rata ses examens...  Ses études lui permirent de développer sa connaissance de  la langue françaises et de développer le style particulier qui rendit populaire. Il entrepris en effet des études ésotériques  en s'inscrivant à la Faculté des Sciences  Hermétiques de  Papus. Cette Faculté donnait des cours plusieurs fois par  semaine,  et ces cours étaient complétés par des tenues de loges martinistes.  On attendait des élèves qu'ils rejoignent le Martinisme.  Malgré son très  jeune âge, Guénon s'installa avec une  vitesse stupéfiante, dûe à surtout à  son manque de scrupule et fort peu à son intelligence, dans les hauts grades des spiritualistes.  Grâce à Noël-Chamrenaud, il fut initié dans l'Ordre Martiniste,  investi Supérieur Inconnu par Phaneg, accueilli dans la loge  Humanitad puis dans celle d' I.N.R.I. En avril 1908, il reçut  le grade de  Maître du rite Ecossais de Memphis-Misraïm et  deux mois plus tard il  accédait, au moyen de la patente  de Théodore Reuss, au 90e degré de l'Ordre  de Misraïm.

En juin de la même année, Papus organisa une manifestation d'envergure qui consacra son rang de chef de l'occultisme  en France. Il  s'agissait du Congrès Spiritualiste qui rassembla  quelque 30.000 adhérents,  selon la revue l'Initiation. Parmi  les orateurs, on put applaudir Phaneg,  Gabriel Delanne, le  Dr Biagini, Ernest Bose, Albert Jounet, Hector Durville,  Faugeron,  Patrice Gentry, Alexandre Thomas et Dubourg. Fabre des Essarts  "en  gilet et gants violets, l'anneau épiscopal d'améthiste  au doigt" entretint  son public de la Gnose. René Guénon  prit aussi la parole, mais passa  pratiquemnent inapperçu dans  l'ombre d'Encausse. L'ambition de Guénon  n'appréciait pas cette position mineure, et lorsque vers la fin de l'année,  Papus  s'occupa de promouvoir l'oeuvre de Saint-Yves d'Alveydre, puis  pris  ses vacances habituelles dans le midi, Guénon crût  que l'heure était favorable pour supplanter son mentor.

A  l'insu de Papus et des  dignitaires de l'Ordre Martiniste, Guénon fonda, avec deux autres membres  d'Humanitas: Desjobert et  Alexandre Thomas, dans le plus grand secret,  l'Ordre du Temple  Rénové. Le

secret était important, car Guénon avait  affirmé  à Papus, pour pouvoir disposer gratuitement de son local du  33 rue  Jacob pour son nouvel Ordre secret, qu'il donnait des  cours dans le cadre de  la Faculté des Sciences Hermétiques.  Victor Blanchard affirma plus tard que de grandes choses se passèrent dans l'Ordre du Temple Rénové. En réalité,  ce pseudo-ordre n'était qu'un cercle spirite minuscule qui ne  compta jamais plus de cinq membres. On y fit des choses fort sérieuses  en  effet: tourner les tables, on y assista à la

matérialisation  de Cagliostro  parfois accompagné de Weishaupt ou de Frédéric  le Grand. Ces grandes âmes  approuvaient le Martinisme, la Rose-Croix  et le Christ, ainsi que les  doctrines de Guaïta; mais pas

l'influence  de Papus. A la demande des  compères du Temple Rénové, Jacques  de Molay accepta de leur transmettre tout  le savoir des Templiers,  mélange subtil de mystères d'Osiris, pythagorisme,  de kabbale,  d'Evangiles, de gnosticisme et de synarchie. Grâce à une habile  et secrète propagande, Guénon attira les plus jeunes membres d'Humanidad  en mal de spiritisme: Victor Blanchard, Patrice Gentry, Louis  Gastin, Dauriam et Charles Blanchard. Ce dernier fut sacré Commandeur  de l'Ordre du Temple Rénové et admit plus tard avoir usé de  son influence personnelle et de celle de son père pour pousser  ses amis à  noyauter Humanitas, pour s'emparer du secrétariat  de l'Ordre Martiniste et  de toutes les adresses des membres,  assurant ainsi toutes les chances de  Guénon à la succession  de Papus.



La chose faillit réussir. Le fidèle  Sédir  venait de jeter l'éponge de l'occultisme, découragé par la  maladie de  sa femme. Papus partit se reposer dans le Midi,  puis prit le train pour la  Russie à la demande désespérée  de Pétia qui avait du fermer sa loge, à cause  de l'intervention  de la police tsariste. Croyant Papus en position de faiblesse,  Guénon était prêt à prendre sa place.

Malheureusement  pour lui, Victor Blanchard ouvrit sa propre loge Martiniste  "Melchissédeck"  qui fut inaugurée par "Alkaheste", Vénérable  de la loge Karma. Ce fut à  cette occasion que Papus découvrit  les manoeuvres de Guénon et son  occupation non-autorisée de ses locaux. Papus, se sentant menacé, ne prit  pas de demi  mesures: Charles Blanchard fut aussitôt interdit dans toutes  les  loges; Victor Blanchard vit la charte de Melchissédeck  annulée; Paul Vieux,  le secrétaire de l'Ordre Martiniste  de l'époque qui avait donné à Guénon les adresses des  membres, dut se démettre de ses fonctions, Louis Gastin  et  Victor Blanchard furent sommés par Papus de choisir entre le  Martinisme  et l'Ordre du Temple. Gastin suivit les injonctions  de Papus, Blanchard se  démit publiquement de toutes ses fonctions templières dans les colonnes de  l'Initiation et renonçait  à tous ses grades dans l'Ordre du Temple dans sa  lettre de  démission à René Guénon. Il publia également dans l'Initiation,  tous les procès-verbaux des scéances spirites que Guénon  conduisit avec ses  amis de l'Ordre du Temple de février 1908  à janvier 1909. La carrière

martiniste, occultiste et spiritiste  de Guénon venait de prendre fin, sa  carrière gnostique commençait...

Petit  à petit, il s'était rapproché de  Synésius (Fabre d'Olivet).  Il entra dans le clergé de l'Eglise Gnostique et  trouve dans  le Encyclique Antimoderniste de Jean Bricaud les fondements  de  sa propre philosophie. En 1909 il fut élevé à l'épiscopat  de l'Eglise  Gnostique de France et en devint l'évêque d'Alexandrie  sous le nom de Palingénius.

Mais pour tenter de reprendre  la place de Papus après  son échec retentissant, Guénon  devait mettre en place une nouvelle  stratégie. Il savait  qu'il devait d'abord fonder sa propre revue pour concurrencer  l'Initiation, ensuite détruire le Martinisme.

Se  servant  de l'autorité de Frabre des Essarts, (ainsi que de ses économies),  Guénon fonda la Gnose et en prit la direction. Cette revue  se maintint  jusqu'en 1912 lorsque Guénon se sépara définitivement  de Fabre qui, bien  entendu, ne revit jamais son investissement...  La revue ne tira que rarement  plus de 100 exemplaires dont  plus de la moîtié des copies étaient  distribuées gratuitement.  Parallèlement, Guénon travailla à déstabiliser l'autorité  de Papus dans sa propre organisation et utillisa la Gnose pour  le dénigrer.

Bien que promettant allégeance au Patriarche  de  l'Eglise Gnostique qui abhorrait l'Eglise Catholique Romaine,  Guénon  s'associa, ainsi que sa revue, à La France Chrétienne,  et avec son directeur  Clarin de

la Rive. Cette revue d'extrême  droite, même pour la majorité des Romains, attaqua régulièrement  l'Eglise Gnostique de France et son Patriarche. Par cette  association, Guénon commença a pratiquer la duplicité qui  caractériasa le reste de son existence. La motivation de  ses  defections et trahisons successives se trouve sans doute dans la  nécessité qu'avait Guénon de vivre de sa plume. En "travaillant sur  plusieurs fronts", Guénon espérait, et souvent réussit,  à se créer des  opportunités de trouver des mécènes.

Lorsque  les opportunités offertes  par l'Eglise Gnostique s'amoindrirent,  Guénon pensa à se faire maçon. En se  prévalant du Rite  National Espagnol auquel appartenait la Loge papusienne Humanidad,  Guénon tenta d'abord d'entrer dans la Loge de Travail et des  Vrais Amis. L'enquète prouva qu'il en avait été expulsé et  Oswald Wirth, le  Vénérable, rejetta sa candidature. Guénon  alors se présenta, avec succès  cette fois, à Thébah,  la loge de la Grande Loge de France, dont Deulin était  le  Vénérable.

En 1913, après la disparition de la Gnose, Guénon accepta  un poste de rédacteur à la Revue Chrétienne.   Abel Clarin de la Rive lui demanda de prendre la direction  de la section anti-maçonnique. Guénon,  selon son habitude,  travailla en Maçonnerie et en même temps oeuvrait à la  calomnier  sous le pseudonyme du Sphinx.

Ce fut Papus, encore lui,  qui  démasqua la duplicité de Guénon. Il se moqua dans un  débat public en 1914 de la naïveté des écrivains cléricaux  de faire appel pour leur polémiques, à des maçons déguisés  en "sphinx" à pattes de canards. Il  plaçait ainsi Guénon  dans la lignée de Léo Taxil et du docteur Bataille.

Parallèlement,  Guénon collabora aussi à la revue La France antimaçonique,  pour laquelle il écrivit toute une série d'articles également  sous le pseudonyme du Sphinx,  en souvenir peut-être de son passage  dans l'école de Papus. Il est probable que ce double jeu ait eut  des raisons économiques. Mais il est aussi tout aussi vraissemblable  qu'il  laissa libre cours à ses habitudes de critique et de  duplicité. Il avait, en  effet, très vite découvert que le public  de l'époque, s'il était friand  d'occultisme, lisait bien plus souvent les articles polémistes que ceux  exposant les doctrines spirituelles.

Certains biographes appellent  la période  de 1906 à 1912, les années de paradoxe de sa vie. Pourtant,  si  l'on y regarde de plus près, Guénon toucha à toutes  les écoles de  spiritualité parisennes de son temps, sans  vraiment s'attacher à aucune  d'elles. Bien qu'il y fut toujours  bien reçu et grandit grâce aux  enseignements de ses instructeurs  successifs, Guénon ne garda aucun  sentiment de gratitude à  leur égard. Souvent, il commença à les dénigrer,  parfois à  les trahir, même avant de les avoir quittées. Ce n'est que  fort  rarement

qu'abandonnant son orgueil, il se permettra  de rendre homage à un instructeur.

En 1910, ayant  raté sa tentative de détrôner Papus dans  son rôle de chef  de file de l'occultisme français, René Guénon cherche de nouvelles  orientations. Il a parfois l'occasion de se faire inviter dans  le salon de la Duchesse de Pomar, où il peut se frotter à tous les  personnages marginaux du temps: Mme Blavatsky et le Colonel Olcott, mais  aussi Augustin Chaboseau, Fabre d'Olivet ainsi  que Zelma, Aimée et Charles  Blech. Depuis ses démêlés  avec Mme Blavatsky, on y voit rarement Papus.  C'est là que  Guénon rencontra probablement le peintre suédois John Gustaf  Agelii (alias Ivan Aguéli ou Abdul-Hâdi) qui l'initie à  l'Islam. Tout  indique que sa liaison avec Guénon fut de caractère  homosexuel, qui résultat  dans une rupture du patronage de  la maison royale pour le peintre suédois.

En 1912, John  Gustaf, maintenant Abdul-Hâdi (le Serviteur du Guide) avait  reçu l'Initiation musulmane du Maître Abder-Rahman Elish  El-Khébir,  il la transmit à Monseigneur Palingénius qui devint Abdel

Wahed-Yahia  (le Serviteur de l'Unique). Mais René avait aussi rencontré  Berthe Loury et lui fit la cour. Leur mariage eut lieu en juillet  1912 selon  le rite Catholique Romain (au diable l'Islam et l'Eglise  Gnostique!) après  une rupture abrupte d'avec Agelli.. Le couple  s'installa au 51, rue  Saint-Louis-en-l'Ile avec une nièce et  y demeura jusqu'au début de la  première guerre mondiale.

La dot de son épouse permit à Guénon de vivre  confortablement,  car les revenus de sa revue étaient médiocres. Il fut  appelé  sous les drapeaux en 1914 et échappa à la mobilisation en  août. Ses  amis dirent qu'il fut réformé, ses ennemis affirment  qu'il présenta un certificat médical de complaisance. Quoi  qu'il en soit, pendant que Papus et les autres faisaient leur  devoir aux tranchées, Guénon "se consacra à l'élaboration  de sa pensée".

Privé de ses maigres  ressources par la  guerre, la dot de sa femme s'amenuisant, Guénon dût  chercher  du travail. Avec l'aide d'amis de l'Action Française, il obtint  un  poste à Saint-Germain en Laye à en 1916, Sétif (Algérie)  en 1917, enfin à  Blois en 1918. Bien que ses amis nous disent  qu'il rentra en France pour  "enseigner la philosophie au collège  de Blois", la chose est peu  vraissemblable puisque Guénon  n'a aucune qualification académique et même  dans un établissement  d'enseignement catholique romain, la chose est nécessaire.  La réalité est moins brillante: Guénon n'était à Blois qu'un  surveillant d'études, un "pion" comme on disait à l'époque,  et d'après les  souvenirs d'un de ses anciens élèves. De  cette époque que datent ses  premiers contacts avec Jacques  Maritain par l'intermédiaire de Noëlle  Maurice Denis.




En  1919, René Guénon a une fois de plus perdu son emploi  probablement à cause de la démobilisation d'enseignants plus qualifiés,  certaines mauvaises langues pourtant disent que les nombreux  changements  dans la carrière de Guénon sont dûs à son  attrait pour certains jeunes élèves. La chose n'est pas  prouvée et ces médisances sont sans doute dues à ses anciennes  relations avec John Gustaf Agelii. Quoi qu'il en

soit, il  comprend que sans qualification académique, sa carrière d'enseignant  sera terminée. Faisant encore jouer ses appuis, il parvient  à préparer une thèse de doctorat en philosophie sans passer par les  préliminaires habituels et à la présenter à deux  reprises sans succès en  1920 et en 1921. Sylvain Lévi lui  refuse le doctorat pour un texte qui sera  publié plus tard  comme son premier livre. C'est un échec complet qui  marquera  Guénon pour le restant de ses jours. Une fois de plus, Guénon  ne  veut pas voir ses erreurs, mais considère le refus de  Lévi comme une attaque  personnelle qui renforce son anti-sémitisme.  Il en gardera un mélange  d'envie et de haine secrète envers  les personnes ayant réussi une éducation  académique, tout  en tentant de présenter à un public crédule, une image extérieure  "scientifique". Son style et sa maîtrise de la langue française  arriveront parfois à faire oublier l'arrogance de ses propos.

Après son cuisant échec, Guénon réalise qu'il n'a  aucun espoir de trouver du travail dans l'enseignement. Il  entreprend alors les premières démarches pour lancer sa  carrière d'écrivain. En 1922, ayant  entendu qu'Augustin  Chaboseau était parvenu à y publier son Boudhisme  Esotérique,  Guénon devient membre de la Société Théosophique pour se  reconstituer un réseau de contact dans le monde de l'occultisme,  car ses  amis catholiques l'avaient abandonné.

Il présenta  donc le manuscrit de  son premier livre Introduction générale  aux doctrines hindoues, qui n'est  autre que sa thèse doctorale,  à la plupart des éditeurs connus, mais sans  beaucoup de succès.  René Guénon contacta Charles Blech, le Secrétaire  Général  de la Société Théosophique de France et directeur des Éditions  Adyar, et lui présenta son manuscrit. Sachant l'échec de  la thèse de Guénon,  le Secrétaire Général décida de  soumettre le manuscrit aux spécialistes des quartiers généraux  de la Société Théosophique d'Adyar, qui possédait  la plus  grande collection de textes hindous au monde. Comme il parlait  courramment le français et qu'il avait travaillé à Ceylan comme  apôtre du  Bouddhisme, Charles W. Leadbeater fut chargé de l'analyse  du texte.  Leadbeater releva des erreurs graves dans le travail  de Guénon, sans doute  celles qu'identifia Sylvain Lévi. Mais il pensait que ces erreurs étaient  dûes principalement aux  mauvaises traductions françaises des textes hindous  sur lesquels  l'auteur s'était basé. Guénon, qui ne parlait et ne lisait  ni  l'anglais, ni le sanscrit, ne pouvait évidemment s'en  appercevoir. Il avait  une foi aveugle dans les textes qu'il  avait trouvé dans les musées  parisiens. Pourtant, il considéra  le refus de publication comme une injure personnelle, il démissionna  de la Société Théosophique et garda une haine violente  pour Leadbeater et les dirigeants de la Société Théosophique.  Il trouva finalement une autre maison d'édition et son livre  sorti quelques mois plus tard, les erreurs étant bien entendu dûment  corrigées, mais sans aucune référence aux remarques de Leadbeater.

Tout de suite après la parution de son premier livre,  Guénon  prépara sa revanche en publiant Le Théosophisme ou l'histoire  d'une  pseudo-religion, un livre peu soigné sur le plan de  l'histoire et des faits.

Bien que la réputation de Mme Blavatsky  et de Leadbeater aient été restaurées par plusieurs décisions  des tribunaux, Guénon n'en tint aucun  compte: il s'acharna  à publier des documents erronés, se "trompant" sur les  personnes  et les dates avec une désinvolture coupable et une ignorance  évidente. Plusieurs auteurs sérieux n'eurent ainsi aucune  difficulté à  démontrer l'ignorance du sanscrit et l'indiscutable  mauvaise foi de Guénon,  en particulier dans son étude du  Karman. Certains de ces auteurs, excédés  par cette attitudes

ont utilisé des qualificatifs véhéments et quelque peu  mérités  à son égard, tels que "sycophante dont la malhonnèteté n'a  d'égale  que la parti pris et la méconnaissance de son sujet"  (Noël Richard-Nafarre)

Pourtant ses supporters de l'Action  Française d'abord, et plus récemment  de l'extrême-droite  française, continuent à ressasser jusqu'à l'ennui ces  vengeances  enfantines, certains même en rajoutent....

Mais les  bévues de Guénon sont parfois de taille. Dans son Théosophisme   , il croit  que Samuel Lyddel Mac Gregor Mathers, Impérator  de la Golden Dawn, est mort  en laissant à son frère cadet, époux  de la soeur du philosophe Henri  Bergson, représenter la Golden Down par des activités fantaisistes en  France, or l'Impérator  n'eut jamais de frère. Le lecteur familier de ces  questions  devra relire le passage à plusieurs reprises pour en croire  ses  yeux!

Ce n'est pas sa seule erreur de ce genre: il  en commet une autre  et aussi énorme à propos de Bulwer Lytton,  l'auteur des Derniers Jours de Pompeï;   erreur de potache  équivalente à celle de confondre Alexandre Dumas, père  et fils.... ou encore de confondre les Solovioff,  deux frères,  cette fois.

Il faudrait un livre entier pour reprendre  toutes  les inexactitudes, les présentations tendancieuses des faits,  les  affirmations gratuites présentées comme des certitudes  établies, qui  constituent l'ossature de l'oeuvre de Guénon.  Repondre point par point dans  le cadre limité d'Internet  est impossible, car ce n'est pas seulement dans  ses polémiques  que Guénon prend des libertés inacceptables avec la réalité.

Il y a peut-être une autre raison  pour l'acharnement de Guénon contre la Société Théosophique  et ses  dirigeants: la plupart de ses membres étaient des  universitaires et  penchaient politiquement vers le

socialisme,  les deux ennemis inavoués de  Guénon. Madame Blavatshy parlait  quatre langues et avait bénéficié de  l'excellente éducation des jeunes femmes de l'aristocratie russe; Mme Besant  avait  obtenu

son doctorat, Leadbeater un doctorat en théologie d'Oxford,  et suprème camouflet pour Guénon, James I. Wedgwood, un  théosophe anglais,  a obtenu son doctorat ès Sciences en  Sorbonne, en français, où Guénon avait  si lamentablement  échoué.

La marche de l'histoire a sans doute fait la  part  des choses. Tandis que René Guénon a sombré dans l'oubli  du grand  public, Mme Blavatsky et sa Société Théosophique  occupent bonne place dans  la partie

historique du Petit Larousse  Illustré, l'abrégé de la culture française, dont Guénon  est tout naturellement absent.

1924 voit se  resserrer  les liens d'amitié entre Guénon, Charles Maurras et Léon  Daudet.  Guénon participe à l'Action Française. Il participe  avec Jacques Maritain,  René Grousset et l'auteur, au débat organisé  par les " Nouvelles Littéraires  " à l'occasion de la parution  du livre de Ferdinand Ossendowski, Bêtes,  Hommes et Dieux.

C'est  en 1925 que débute la collaboration de Guénon au  Voile d'Isis de Paul Chacornac, revue qui perdra peu à peu son caractère occultiste et à Regnabit la revue universelle du Sacré-Coeur  du père Félix Anizan, o.m.i. et de L.A. Charbonneau-Lassay.  C'est par ce dernier  que Guénon aura connaissance de la survivance  de groupes d'hermétisme  chrétien. L'éditeur Charles Bosse  publie l'Esotérisme de Dante, dont un  chapitre traite d'une  société ésotérico-religieuse, la Fede santa. Par  contre,  L'Homme et son devenir selon le Védânta paraîtra chez Bossard.  C'est  aussi en décembre de cette année que Guénon done  finalement son unique  conférence en Sorbonne: La métaphysique  orientale.

1926 - Guénon  obtient l'enseignement de la  Philosophie au cours Saint-Louis, une école  libre de jeunes  filles fréquentée par sa nièce Françoise. Un poste qu'il  gardera jusqu'en 1929. Il écrit notamment: "Terre sainte  et cúur du monde  pour Regnabit et participe à diverses  revues: Vers l'Unité (organe de la  droite nouvelle), la Revue  bleue, Au Christ Roi (organe du Hiéron de  Paray-le-Monial),  de 1926 à 1929, il fournit près de vingt-cinq comptes  rendus  de livres à une autre revue d'inspiration catholique Vient  de  paraître . Il aurait inspiré la même année la formation  d'un groupe d'amis:  Union Intellectuelle pour l'Entente entre  les Peuples. En fait, il fréquente alors des milieux bien  divers, parfois très parisiens comme



le  salon de Juliette  et Albert Gleizes.

La duplicité des entreprises de  Guénon  résulte en 1927 en des situations inattendues. D'une part,  la  publication du Roi du Monde et de La Crise du Monde Moderne  sont bien  accueillies par un public non

averti, mais il est  évincé de la revue  Regnabit, le père Anizan l'accuse "d'hétérodoxie"  et la Revue  internationale des sociétés secrètes entreprend  une série d'articles  soulignant les erreurs de son oeuvre.

La  santé de Berthe Guénon  commença à se détériorer. Elle dut  réduire le travail qu'elle faisait pour  son mari. Peu à  peu, l'activité de l'auteur baissa et il eut de plus en plus  de temps libre. Il rencontra Mme Dina, une riche veuve américaine.  Tous deux  feront ensemble de courts séjours en Bretagne et  en Savoie. Le décès de son épouse survient le 15 janvier  1928, et est suivi de peu de la mort de sa  tante. René Guénon,  sans famille, est désormais libre de ses mouvements. Sa  liaison  avec Mme Dina se renforça qui s'appuyait sur un intérêt commun  pour  les écrits soufis et sur la nécessité de Guénon de  trouver une solution à  ses problèmes d'argent. Elle culmina au début de 1930 et le couple prit la  décision de partir  pour l'Egypte.

Ils partirent pour le Caire le 5  mars  1930. Mais bientôt leur relation se déteriora. Mme Dina se  rendit  compte des buts réels de son compagnon et rentra à  Paris. René, laissé seul  et pratiquement sans ressources  vécut quelques mois fort pauvrement dans le  vieux Caire autour  de la mosquée Seyidna el Hussein, faisant la connaissance  du sheikh Salâma Radi de la branche shadilite à laquelle il  avait été rattaché en 1912, pendant sa liaison avec le peintre suédois.  Guénon est introduit dans le cercle du Sheikh et  commence à fréquenter  l'université El Azhar adoptant en  tous points les us et coutumes locaux,  émaillant sa conversation  en arabe de dictons populaires. Le Voile d'Isis  publie régulièrement  deux articles de sa main à chaque livraison, une très  importante  série sur l'initiation durera jusqu'en 1937. En préparation  depuis fort longtemps, le Symbolisme de la croix paraît chez  Véga, dédié à  la mémoire du sheikh Elish.

C'est  en 1932 que Guénon se lie avec le  sheikh Mohammed Ibrahim et voit  souvent Valentine de Saint-Point (Rawheya  Nour-Eddine). Il publie  les États multiples de l'être aux éditions Véga, qui  est une

séquelle de L'Homme et son devenir, dont les matériaux étaient également rassemblés depuis près de vingt ans. Ses articles  sur l'initiation en 1933 attirent l'attention de F. Schuon  qui avait constitué un groupe soufi en France. Ce dernier  rendit visite à Guénon à  deux reprises.

Le mariage  de Guénon avec Fatma Hanem, la fille du sheikh  Mohamed Ibrahim  en juillet 1934 met fin à ses problèmes d'argent endémique. Il  vend l'appartement qui lui était venu de sa première épouse et

s'installe chez son beau-père. Il continuera de correspondre  avec la France jusqu'à la guerre qui interrompra le courrier.  Le sheikh Ibrahim  meurt en 1937 et de nouveaux problèmes  financier commencent à surgir. Le  climat politique de l'avant-guerre  a pour résultat de transformer l'Egypte  en une terre idéale  pour l'espionage et Guénon se fait recruter par  l'Angleterre;  une maison est mise à sa disposition dans le faubourg de Doki,  à l'ouest du Caire, par l'agent britanique John Levy. C'est  dans cet  immeuble situé dans la rue Nawal que René Guénon  reçoit de nombreux  visiteurs: Titus Burckhardt, J. A.

Cuttat,  mais surtout l'anglais Martin  Lings, son contact. F. Schuon y vint aussi et les deux hommes ouvrent un  réseau de comptes  banquaires en Suisse, sous le prétexte d'y promouvoir  l'Islam.

Au cours de l'été 1939, Revé Guénon commence à souffrir  de  problèmes respiratoires. Grand fumeur, (jusque quatre  paquets de cigarettes  par jour, selon ses proches) il met  sa faible constitution à lourde

épreuve surtout à cause  du climat du Caire. Il fait plusieurs rechutes,  mais se rétablit  au début de 1940. Après le désastre de mai 1940 et  l'établissement  du gouvernement du Maréchal Pétain, Guénon est approché  d'abord par Vichy, puis par l'Allemagne. Après avoir refusé  de collaborer et  averti ses contacts anglais, Guénon se verra dans l'obligation de devenir  agent double une fois découvert  par les allemands. Il établit un réseau  d'agents locaux  et se fait adresser du courrier à leurs adresses. Il  commence  à accepter des sommes de plus en plus considérables pour les  services qu'il rend au 3e Reich et réduit progressivement  sa contribution  aux services anglais.

Guénon est vu fréquemment  dans un bar célèbre du  Caire, un vrai nid d'espions, où  il rencontre une danceuse égyptienne  connue. Patriote et  nationaliste, cette femme maintient des liaisons avec  beaucoup

d'officiers, anglais et allemands, et en profite pour renseigner  les services égyptiens. Mais Guénon n'est pas un professionnel  du renseignement, il parle trop à son amie égyptienne. En  quelques mois, il  est découvert par les anglais qui décident  de l'utiliser, sans doute à son  insu, comme agent d'intoxication.  Il est placé sous une surveillance  discrète jusqu'à la  fin de la guerre.

Son premier enfant, une fille  prénommée  Khadija, naît en 1944 et en 1945 son livre Du Règne de la  Quantité  et les Signes des Temps est publié à Paris.

En  1946, Guénon installe  définitivement sa famille en plein centre  du Caire, rue Gam'a Âbdine. Il  publie les Principes du Calcul Infinitésimal, La Grande Triade et les  Aperçus sur l'Initiation, un recueil d'articles parus dans diverses revues.  Ayant  gardé des contacts dans les milieux du renseignement, Guénon  offre ses  services à l'administration du roi Farouk, qui  acceuille les réfugiès nazis. Le réseau construit avant  la guerre est mis à contribution pour le transfer de devises  entre la Suisse et l'Egypte.

1947 voit la  naissance d'une  seconde fille Leila. et en 1948, Guénon, qui a compris que  ses contacts avec Vichy et les nazis, pendant la guerre, ne  lui permettrons  pas de remtrer en France, demande et obtient  la nationalité égyptienne. Bien  qu'il souffre de nouvelles difficultés  de santé, il publie douze articles  cette année-là.

Le  premier fils de Guénon, Ahmed, naît le 5 septembre  1949. Sur  son initiative, une loge extraobédentielle "Les Trois Anneaux"  est  créée, qui connaîtra une existence éphémère. Il  publie trois articles successifs dans les Etudes traditionnelles  sur le christianisme et l'initiation. Guénon entre en contact  avec le "Mouvement des Officiers  Révolutionnaires", un groupe  de militaires préparant la déposition du régime  corrompu  du roi Farouk. Appartiennent à ce groupe, Gamal Abdel Nasser  et  Anwar al Saddat. Très vite découvert, Guénon se voit  forcé à nouveau d'ietre  agent double, sa famille étant

menacée.

Les rapports avec  F. Schuon, qui dataient d'avant  la guerre et qui avaient permi  l'établissement de comptes  banquaires en Suisse, se dégradent. Le réseau est  démantelé  après que son existence ait été

découverte par les autorités.  En  décembre 1950, Guénon tombe sérieusement malade, il  doit s'aliter et reçoit  les soins de son ami, le Docteur  Katz. Il meurt dans la nuit du 7 janvier  1951, peu après avoir  dit: El Nafass Khalass et non en invoquant le nom  d'Allah, comme  le rapporte la légende... La cause officielle de sa mort est  le cancer de la gorge, dû probablement aux excès de tabac, mais  des rumeurs circulent qui indiquent un empoisonnement par  les services secrets du roi Farouk. Ses funérailles, eurent  lieu le lendemain selon  le rite musulman. Le 17 mai suivant,  son deuxième fils naquit: Abdel  Wahêd.












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